L’éducation positive …

Voici un titre sans cesse exposé sur la toile  » L’éducation positive «  et autres supports médiatiques. Défini, motivé, critiqué, développé, controversé, ce thème n’en finit plus de susciter de nombreux questionnements.

Au nombre des grandes interrogations, voici un court panel des plus courantes et légitimes : Une recette miracle ? Une nouvelle méthode à la mode ? Une façon démagogue de dire « comment créer des enfants rois » ? Un concept révolutionnaire créé par des spécialistes de l’éducation bienveillante ? …

Beaucoup d’incertitudes mais peu de réponses précises.

Je relève le défi d’éclaircir ce sujet, avec vous, et vous propose une série de 10 articles pour le traiter en profondeur, de manière concrète, et sans langue de bois !

 

Pour ce faire, plantons le décor en répondant sans détour aux questions posées ci-dessus :

  1. Il n’y a pas de recette miracle car l’éducation est étroitement liée à la personnalité de nos enfants, et ce dès leur naissance ; une personnalité est par définition unique et demandera donc un accompagnement propre à cette identité.
  2. Une nouvelle méthode, « non » ; une nouvelle appellation, « oui ». Ce qui crée un effet de mode indéniable favorisant l’essor de blogs sur l’éducation positive, de livres sur le sujet, et de formations pour « apprendre », nous dit-on, à éduquer sans crier et sans punir.

Mais ce courant n’a rien inventé. De nombreuses cultures inspirent cette dynamique depuis toujours. Je pense notamment aux pays nordiques, dont la Finlande réputée pour détenir le meilleur système éducatif du monde, et pour causes. Je pense à la culture orientale qui « considère » les jeunes générations, allant jusqu’à affirmer « que les parents empruntent le monde de leurs enfants ».

  1. Si ce concept était synonyme de « rien interdire » sous prétexte de « favoriser l’éveil », alors l’éducation bienveillante serait en effet une machine à créer des enfants-rois. Mais la bienveillance, ce n’est pas exclure la notion de « cadre », bien au contraire. Des limites clairement établies dessinent la zone de liberté de l’enfant, ce qui le rassure.
  2. Écrivons-le noir sur blanc : le SEUL expert concernant votre enfant, c’est VOUS. Les spécialistes (pédiatres, thérapeutes, éducateurs …) maîtrisent une discipline, un savoir-faire, capitalisent expériences et connaissances pour développer des thèses et des méthodes. Cependant, même les meilleurs d’entre eux ne sauront jamais remplacer le parent qui lui seul connaît « intimement » son enfant.

Le suivi, l’accompagnement à chaque heure, l’observation dans toutes les situations d’une journée sont les caractéristiques qui établissent un « expert ». Les spécialistes d’une matière aideront à prendre du recul, à considérer un regard extérieur et averti. Mais les seuls capables « d’adapter » un conseil à l’individualité et au contexte unique de votre enfant, c’est VOUS !

 

C’est donc sur cette orientation de pensée que je vous propose d’aborder ce thème qu’est l’éducation positive, dans ses différents aspects.

Nous allons mettre en évidence les fausses idées et mauvaises méthodes qui circulent à outrance, laissant confondre « bienveillance » et « laxisme », culpabilisant trop souvent les parents qui tentent pourtant d’instaurer une éducation de qualité.

Nous allons prendre le temps de développer des pistes de réflexion concrètes, et mettre au point des actions éducatives simples et précises à partir d’exemples parlants. Chacun pourra les adapter à la réalité de son quotidien, s’en inspirer.

 

L’éducation positive n’est pas une science. C’est une approche qui trouve son essence en chacun de nous. Elle repose sur le fait qu’un enfant détient une personnalité propre, des capacités d’apprentissage gigantesques, une confiance sans faille en la vie et en ses parents. Le rôle de ces derniers est d’utiliser cet élan naturel pour « élever » son enfant.

L’étymologie du mot « éducation » signifie « guider hors de », ou encore « amener au-delà ». Nous observons des notions d’accompagnement, de cheminement et même de dépassement.

Peut-être nos enfants sont-ils appelés à aller plus loin que nous ? Peut-être notre rôle est-il de leur donner les moyens de le faire à leur façon ?

Incarner une éducation emprunte de considération, d’attention, de confiance et d’amour dans un contexte basé sur la réalité et les exigences de l’environnement, pour apprendre à « Être ». C’est là notre sujet !

 

Yoann LM

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