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2. Mon bébé, une personne – bb-infos

2. Mon bébé, une personne

L’éducation positive : mon bébé, une personne

Commençons notre premier thème concernant l’éducation positive en mettant fin à une idée reçue qui peut nous faire manquer notre cible. Le bébé n’est pas appelé à devenir une personne grâce à l’accompagnement que nous allons lui offrir. En réalité, c’est déjà une personne bien réelle avec une personnalité déjà présente ainsi que des goûts prêts à être affirmés ; et ce dès la naissance. Notre rôle de parent va être d’aider notre bébé à « se réaliser ».

Première étape, donc, considérer son enfant en tant que personne.

Notons que « considérer » est le noyau de notre sujet. Car, en matière d’éducation, l’esprit de la méthode est bien plus importante que la méthode elle-même.

Clairement, un parent convaincu d’une action saura naturellement la mettre en place et celle-ci produira du fruit. Alors qu’un adulte septique concernant une stratégie et voulant « tenter le truc », histoire de rester ouvert, n’obtiendra généralement aucun résultat.

Comme nous l’avons dit dans notre article précédent, l’éducation positive et bienveillante n’est pas une science, c’est une logique qui trouve son essence en nous. Nous devons donc « l’incarner », et non seulement la pratiquer. C’est ce qui fait la différence entre un « éducateur » qui, en un regard, sait se faire entendre ; pendant que son voisin s’égosille et n’obtient aucune crédibilité.

Vous l’aurez compris, pour que fonctionne une technique éducative, il faut y « croire ».

Cependant, concernant le thème de ce présent article, le doute est permis. Abordons ouvertement certaines questions.

Comment un petit être qui n’a pas encore ouvert les yeux, peut-il savoir s’il aime le vert ou le rouge ? En ce sens, comment peut-on estimer que le nouveau-né a des goûts et donc des préférences ?

Comment dire qu’un bébé qui ne se connaît pas encore en tant que personne peut avoir une personnalité ?

Je vais me permettre de répondre à ces interrogations par d’autres questions.

Comment saviez-vous que vous aimiez ou n’aimiez pas la restauration indienne avant d’en faire une première expérience ? Le fait de l’ignorer voulait-il dire que vous n’en aviez pas déjà le goût ?

Connaissez-vous ce dont vous êtes capable d’endurer ou de réaliser dans une situation X avant d’y être confronté ? Ignorer une situation et votre réaction face à certains événements, font-il de vous une personne réduite ?

L’expérience, la confrontation, la réalisation permettent de faire éclore notre personnalité, nos goûts, QUI nous sommes ; et non de créer cette personnalité. C’est un fait depuis nos premiers moments d’existence.

Cette première étape de compréhension est primordiale pour s’installer dans une parentalité bienveillante et respectueuse.

Nous ne pouvons « obliger » notre enfant à être ce qu’il ne veut pas être ou à faire comme nous. Ce serait tout simplement contre-productif. Typiquement, ce schéma correspond à l’approche caricaturale « tant que tu seras sous mon toit, tu feras ce que je te dirai de faire ».

Cette approche n’apparaît pas chez le parent, comme par enchantement, au moment de la pré-adolescence de son enfant. Elle prend ses racines dès la petite enfance de ce dernier, comme toute approche d’ailleurs.

Pourquoi ne pas semer les bonnes graines de notre pensée éducative dès le début ? Elles ne manqueront pas de germer et d’offrir des racines solides pour les temps à venir !

Quelles sont donc ces bonnes graines ?

Préparons-nous à rencontrer notre bébé, à lui parler avec des mots simples dès le début de sa vie, et attendons nous à découvrir QUI IL EST, sans projeter nos espérances ou nos peurs sur sa petite personne, pour laisser libre cours à son existence propre.

Cette orientation va nous conduire à adopter une posture éducative constructive. Nous allons partager et non imposer notre expérience, jusque dans notre manière de présenter les choses, dès le premier âge du bébé. Nous allons privilégier de faire émerger sa personnalité, et non l’idée que nous nous en faisons.

Finalement, nous allons grandir avec notre enfant.

Cet état d’être deviendra plus tard une approche différente de celle décrite plus haut, du type « tu pourras faire ce que tu veux si tu me démontres que ton point de vue est au moins aussi sensé que le mien ». Nous produirons pour notre adolescent un exemple du respect de la personne, une motivation à argumenter, et une stimulation à « construire » pour dépasser une frustration (notons que la frustration est un outil stimulant et positif si elle ouvre sur une possibilité de la dépasser, nous reviendrons sur ce point prochainement).

Concrètement, à la naissance, comment cet état d’esprit s’articule ?

Autant pour le papa que pour la maman, il s’agit de s’exprimer dans un même sens.

1.Décrivons l’environnement (« voici ta chambre », « tes draps sont doux, c’est agréable », « j’allume la lumière, ce qui me permet de mieux voir ce qui se trouve dans ta chambre », « j’espère que tu aimes ta décoration, tu sais, ces petits objets qui rendent ce lieu tout doux, agréable… », « dès que tu sauras, tu nous diras si tu aimes ! » …)

2.Présentons les actions en jeu (« papa entre dans ta chambre, il est avec mamie, ça te fait plaisir de voir mamie ? », « maman va te prendre et te changer, et tu pourras ensuite aller dans les bras de mamie, tu sauras nous dire si tu es d’accord » -nous comprenons notre enfant via ces pleurs, leur intensité et insistance- …)

3.Inclure notre bébé dans les conversations quand il est présent, habituons-nous à ne pas parler de lui comme s’il n’était pas là alors qu’il l’est.

Précisons que le nouveau-né perçoit ces différences de tons et de conversations !

Nos bébés sont des puits de curiosité et des « machines » à emmagasiner les connaissances et les informations.

Prenons un exemple concret et quantifiable. Je lisais un article, encore hier, concernant deux parents de nationalité américaine, voyageant pour leur travail. Ils ont vécu les 3 premières années de la vie de leur enfant en Amérique Latine, puis les 2 suivantes en France. A 5 ans, leur petite fille parle 3 langues, sans effort, sans exercice de traduction et sans cours particulier. Je dirais plutôt qu’elle a appris par « absorption ». Vous m’excuserez du terme très peu poétique, mais il est tellement adéquat !

Nos bébés ingèrent nos mots, nos émotions, nos explications et notre façon de les considérer dès leurs premières heures.

Il nous appartient à nous, parents, de les exposer à ce qu’il y a de meilleur en nous, et de garder sans cesse à l’esprit que ces petits êtres sont des personnes à part entière avec un but propre et un bonheur personnel à découvrir !

Ce qui introduit notre prochain thème.

Comment, justement, exposer ce qu’il y a de meilleur en nous pour « incarner », comme nous venons de le voir, une éducation bienveillante et positive ?

Yoann LM

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