Faut-il rentrer dans une case? – Sérénité en famille

Je suis sure qu’en lisant cette question, vous allez sans doute répondre  » bien sûr que non! » car de nos jours, nous luttons contre le fait d’enfermer les gens dans des cases.

Pourquoi lutter contre les cases?

Lorsque l’on colle une étiquette à une personne, celle ci va finir par être définie comme telle. Par exemple, lorsque l’on dit d’un enfant qu’il est turbulent, cela va le qualifier et il est fort probable que l’enfant se comporte toujours de cette manière là, de façon à coller à cette définition que l’on a de lui. Soit parce qu’il se dit que l’adulte à sans doute raison et qu’il ne peut sortir de cela, soit parce qu’il sait qu’on le qualifie de cette façon et que c’est comme cela qu’il est « reconnu » ou qu’on lui accorde de l’importance.

Vous savez sans doute qu’il est très difficile de sortir d’une case dans laquelle on vous colle. Par exemple, si vous êtes un peu bout en train et que vous prenez souvent les choses à la rigolade, les gens auront vite tendance à prendre le pli de vous charier car de toute façon « vous prenez tout bien ». Le problème, c’est que parfois cela va un peu trop loin, mais il est beaucoup plus difficile de dire stop lorsque l’on a laissé faire les choses parce qu’elles collent à ce que nous sommes (en vérité, parce qu’elles collent à ce que les gens croient que nous sommes). Vous me suivez?

Pour un enfant, c’est pareil, et c’est très difficile d’arriver à sortir de cela. Je pense qu’actuellement nous sommes tous assez attentifs à cela pour essayer de nous reprendre, par exemple en disant « ton comportement est agaçant » plutôt que « tu es agaçant », ce qui, du coup, définit la personne.

Et pourtant, je trouve qu’en ce moment, on retourne de plus en plus aux étiquettes. Je suis hypersensible, il est haut potentiel, elle est hyperactive… De plus en plus on cherche à coller de nouveau les gens dans des cases, comme si cela allait les définir à vie. Comme si les personnes pouvaient tout faire en se cachant derrière, « parce que je suis comme ça ». Exactement comme un enfant qui serait très agité sans arrêt, parce qu’on lui a dit que de toutes façons il était pénible!

Aujourd’hui on cherche, on teste, comme s’il fallait absolument se trouver une case dans laquelle rentrer. C’est presque devenu une mode et de plus en plus de personnes finissent par se trouver une catégorie dans laquelle s’installer. Cela les soulage, la plupart du temps. C’est même finalement devenu un véritable buisiness. On voit ainsi fleurir de nombreux livres sur l’hypersensiblité ou les hauts potentiels ( et ce ne sont que des exemples) dans lesquels, la plupart du temps, quasiment 90% des gens peuvent se retrouver.

Je ne nie pas que de trouver un trouble (qui, je le souligne quand même, est purement médical et ne peut être diagnostiqué que par un médecin), ou une particularité peut être un soulagement pour des familles qui ne comprennent pas le fonctionnement de leur enfant par exemple, mais je pense qu’il peut être assez négatif de s’arrêter à cela.

Il vaut mieux parler en termes de besoins. D’ailleurs, des particularités différentes peuvent regrouper les mêmes besoins. En fait, peu importe le trouble ou la particularité, cela ne nous définie pas. Cela montre que nous avons certains besoins, c’est tout, et c’est ce qui importe.

Est ce si important de savoir que l’on est hypersensible ou que nous avons des besoins particuliers concernant les bruits ou les émotions, par exemple?

Il me semble qu’aujourd’hui on attache vraiment trop d’importance à mettre des mots, à vouloir trouver absolument trouver une justification à un état. Cela voudrait donc dire que ça légitimerait certaines choses, et que la personne qui n’a pas ce diagnostic n’est pas légitime de ressentir les mêmes besoins?

Finalement, peu importe le cas, la question que l’on devrait se poser n’est pas « mais qu’est ce qu’il a? » mais plutôt « quel est son besoin? »

Un hypersensible peut très bien avoir le même besoin qu’un haut potentiel. Pour ce qui est du handicap, le disgnostic est surtout important d’un point de vue médical. Au niveau de la maison ou de l’école, l’important va être de se concentrer sur les besoins. Par exemple, un enfant porteur d’un handicap physique est un élève comme les autres, il juste un besoin particulier (par exemple un fauteuil roulant). Ceci n’est qu’un exemple, qui est bien évidemment valable pour tout.

Pourquoi je vous dis tout cela alors?

J’ai l’impression que mes mots sortent un peu de façon découse et pas toujours compréhensible. Mon message est juste de signifier que peu importe ce que nous pensons être, nous sommes juste tous des humains avec des besoins différents, dont certains sont plus particuliers que d’autres. Mais qu’en aucun cas cela nous définit en tant que personne.

Et vous, avez vous déjà eu envie de vous ranger dans une catégorie?

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